La malocclusion : scoliose du crâne ?
L’ostéopathie
dans sa démarche intellectuelle, vise à restaurer la
mobilité de l’articulation en particulier, et du corps en
général. La modification des axes de mobilités d’une
articulation, va par sa relation de causalité, modifier
l’équilibre du corps tout entier, et par la même la
circulation des liquides, perturbant ainsi l’équilibre
homéostasique de l’individu. ( la règle de l’artère est
reine). La malocclusion de part son importance au niveau de
l’équilibre, et la gestion en temps réel de la posture, ne
peut être une affaire qui se règle uniquement sur le
fauteuil d’un dentiste. ses incidences se retrouvent
souvent au niveau du crâne avec des asymétrie et au niveau
d’une attitude scolitique de la colonne vertébrale.
On peut dissocier 3 grandes familles de désordre occlusal :
1- La traumatologie et la pathologie
2- La génétique
1a - La traumatologie, les accidents, l’orthodontie et les
extractions dentaires
Dans les
années 50 arrive des USA une nouvelle manière d’appréhender
l’arc dentaire dans sa version aphysiologique ; l’
ORTHODONTIE
Petite merveille d’orthèse dentaire qui a promis tout et
n’importe quoi à tous et n’importe qui. Aujourd’hui au
moment du bilan, on rencontre fréquemment chez les sujets
traités en orthodontie, d’énorme maux de têtes pouvant
allés jusqu’au syndrome de SADDAM, avec cervicalgies et
raideurs des épaules ainsi que de grosse difficultés à la
concentration chez les plus jeunes, surtout pendant le
traitement.
1b
- La pathologie

Entendons
par pathologie, toutes événements extérieurs susceptible de
modifier de manière temporaire ou durable l’état de confort
et de non douleur physiologique. En ce sens les extractions
dentaires soumettent la mandibule ainsi que le maxillaire
supérieur à des contraintes de cisaillements redoutables
pour l’articulation temporo-mandibulaire.L’orthodontie
n’est pas en reste avec la pause douloureuse et
contraignante de bague qui ne sont pas toujours inévitables
.
Le bruxisme qui est considéré comme l’action de serrer les
dents très fort et longtemps, conjugué à de certains
mouvements latéraux de cisaillements sans que le sujet lui
même en ait conscience. Le sommeil est le moment privilégié
pour le bruxisme. Les dommages se retrouvent au niveau de
la structure de la dent elle-même qui est véritablement
limée et fragilisée, avec des racines impactées parfois
jusque dans les sinus du maxillaire supérieur, des dommages
aussi au niveau de l’articulation de la mâchoire (ATM) que
l’on constate souvent luxée , claquant, avec les ménisques
mandibulaires abîmés. Le bruxisme est le générateur parfait
de maux de tête, car le comportement est souvent nocturne
et aggravé par les période de stress. Conjugué à ce tableau
clinique, on retrouve souvent des cervicalgies récurrentes
avec raideur du cou et un colonne en “bambou” c’est à dire
raide.
2
- La génétique

CLASSE
1
Rapport harmonieux entre les maxillaires, incisiives
normalement placées
CLASSE 2
Vestibulo version des incisives supérieure et inférieure
avec contact incisif.
CLASSE 3
Mandibule en avant, vestibulo versions des incisives
supérieure
CLASSE 2

AU niveau des incidences crâniennes, on considère que la
fourchette postèriure de la mandibule influence l’occiput,
et que la fourchette supérieure influence l’ante et le post
sphénoïde. Ce qui donne la localisation des maux de
tête.