1. La théorie du singe aquatique (Sir Alister)
L’humain est de loin le primate le plus gras, avec dix fois plus de cellules lipidiques que pour les autres primates .Deux sortes d’animaux seulement montrent cette tendance: ceux qui hibernent (graisse saisonnière), et les animaux aquatiques (graisse tout au long de l’année, comme chez les humains). Les mammifères terrestres ont plutôt tendance à stocker la graisse à l’intérieur du corps, surtout autour des reins et intestins; les mammifères aquatiques - et nous - stockent la majeure partie de leur graisse juste en-dessous de la peau. Notre tendance à prendre du poids serait ainsi un vestige d’une phase aquatique antérieure à notre état présent. L’humain est le seul primate vivant à ne pas avoir de poils ( toutes proportions gardées ); deux habitats seulement amènent ce phénomène: souterrain ou aquatique. L’apilosité aurait évolué dans un environnement aquatique ou semi- aquatique préalable à celui de la savane, puisqu’elle est un inconvénient pour les primates terrestres (transport des plus jeunes et nourrissons).
Nous avons le contrôle de notre système respiratoire – comme les mammifères aquatiques (phoques, dauphins, ...) qui en ont besoin pour estimer la quantité d’air nécessaire à une plongée; et contrairement à la plupart des mammifères terrestres. On peut penser que sans ce contrôle nous n’aurions pas pu apprendre a parler.Ledit système respiratoire a aussi la particularité, en commun chez les mammifères avec le lion de mer et le dugong seulement (deux mammifères marins), est la ‘descente du larynx. Les autres mammifères doivent faire descendre leur larynx pour émettre un appel –
L’ évolution animale . Maccanti Robert-Guy Ostéopathe D.O .Formateur agréé d’état en ressources humaines.
2. le singe aquatique
une fois l’appel fini, leur larynx remonte. Même nos propres enfants naissent ainsi: le larynx descend dans la gorge quelques mois après la naissance, ce qui amène l’entrée vers les poumons au même niveau que celle vers l’estomac et nécessite un système
compliqué de déglutition. Ceci est vraisemblablement une adaptation aquatique puisque nous pouvons ainsi respirer par la bouche aussi bien que par le nez, donc avaler de l’air plus vite que par un seul orifice. Les seuls oiseaux qui respirent uniquement par
la bouche sont des plongeurs comme le pingouin, pélican ou similaires.
Nous suons avec des glandes sudoripares épidermiques différentes de celles des autres mammifères. Notre système perd une grande quantité d’eau et de sels minéraux Il est très peu probable que ce système de sudation ait évolué dans la savane,
où ces deux denrées sont rares. Nous avons des millions de très grosses glandes sébacées, huilant toute la surface de notre corps (souvent nos jeunes adultes souffrent d’acné. Celles des singes sont vestigiales. On n’a aucune idée de l’utilité de ces énormes glandes sébacées. Chez les autres animaux la seule fonction connue est celle d’imperméabiliser la peau ou la fourrure. Nos larmes d’émotion sont contrôlées par des nerfs différents de ceux qui provoquent des larmes dues à l’irritation (fumée, poussière, ...). Nous sommes les seuls animaux terrestres à avoir ce système. Certains oiseaux marins, reptiles marins et mammifères marins, perdent de l’eau par les yeux, ou par des glandes nasales spéciales, quand ils ont avalé trop d’eau, ou quand ils sont excités émotionnellement (nourriture, agression, frustration...) .
Les acides gras Oméga 3 matière première pour les tissus du cerveau, sont abondants en milieu marin mais relativement rares en milieu terrestre. Puisque un gros cerveau est un avantage évolutif, pourquoi un seul des hominidé l’a-t-il acquis (et non pas plusieurs
des candidats potentiels)? Ce pourrait être parce qu’un seul avait dans sa chaîne alimentaire une pléthore du matériel nécessaire. De nombreux autres indices vont dans le même sens.L ’évolution animale . Maccanti Robert-Guy Ostéopathe D.O .Formateur agréé d’état en ressources humaines.
3 L’ ÉVOLUTION ANIMALE
Actuellement vivants on trouve deux primates montrant une tendance plus marquée que les autres à se tenir et marcher debout au sol: dans les marais à mangroves de Bornéo, le proboscis( en bas à droite) et le bonobo ( en bas à gauche) ou chimpanzé pygmée, qui habite une forêt dont une grande partie est encore inondée annuellement (leur territoire entier l’était pendant des millénaires). Tous les grands singes ont plutôt tendance à marcher dans l’eau qu’à nager. Le nez du proboscis semble être fait pour être pincé afin d éviter l’eau d’entrée, un peu comme celui de l’homme.
L’humain conduit souvent l’acte de reproduction ventre-à-ventre, ce qui est expliqué par la bipédie. Le bonobo fait de même. Ce comportement est très rare parmi les animaux terrestres. Par contre il est courant chez les mammifères aquatiques :dauphins,castors, loutres... Notre trait commun est d’avoir l’épine dorsale et les membres postérieurs alignés – ce qui affecte la position des organes sexuels.
La plupart des spécificités de la physiologie humaine sont courantes chez les mammifères aquatiques bien que très rares chez ceux terrestres. On peut donc supposer que nos ancêtres ont vécu pendant longtemps en habitat inondé, semi-aquatique – ce qui résoud la majeure partie des questions de physiologie humaine restées jusque là sans réponse. Le début de ces évolutions serait contemporain avec la divergence entre les grands singes et les humains. Cette hypothèse est étayée par des évidences géologiques s’accumulant rapidement, que rien parmi les fossiles connus ne contredit.