S O M M A I R E
1) - Généralité sur les troubles bipolaires
2) - Caractéristiques cliniques de la bipolarité
3) - Déterminisme
⎫ Déterminisme biologique,
⎫ Déterminisme génétique,
⎫ Déterminisme comportemental,
⎫ Déterminisme psychologique.
4) - Symptômes cliniques
⎫ Symptômes d’un épisode maniaque,
⎫ Symptômes d’un épisode dépressif,
⎫ Symptômes des formes atténuées des troubles bipolaires.
5) - Pourquoi et comment doit intervenir l’ostéopathe
6) - Bipolarité, humeur et créativité
7) - Traitement
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1) – Généralités sur les troubles bipolaires
Comme vous le savez déjà, notre qualité de vie est fondamentalement liée à nos émotions. À des degrés divers, en fonction des stades de la journée, des périodes de joies ou de stress, notre humeur fluctue, se modifie. Nous passons donc et souvent sans s’en apercevoir de la joie à la tristesse de manière subtile et délicate, à l’affût de facteurs déclencheurs comme une remontrance, une peur, etc... Ainsi nous alternons des phases de déprimes plus ou moins importantes avec des phases de joie et parfois d’euphorie.
Nous trouverons qu’il est tout à fait normal de tomber dans un épisode dépressif suite à la mort d’un être cher, de même qu’il est tout à fait exutoire et salvateur d’exulter de joie à l’annonce d’une excellente nouvelle.
Tous ces comportements sont tout à fait adaptés à la situation traversée, Le calme intérieur s’installera au rythme de phase de repos et de convalescence.
Dans les troubles de la bipolarité c’est un peu comme si la température émotionnelle intérieure de l’individu était désétalonnée, il fait, de manière aléatoire, chaud en hiver et froid en été.
Il est primordial de ne pas confondre des petites phases de déprimes réactionnelles que nous traversons tous à différentes périodes de notre vie, qui peuvent se traduire par de véritables souffrances qui tournent à la dépression qu’il conviendra de soigner comme n’importe quelle autre maladie (perte de poids, troubles du sommeil, de la libido, etc...).
Souvent la qualité et la quantité de la réponse face à un stress est imprévisible et changeante à stress équivalent. Ces personnes vivent brutalement des phases dépressives sans que de véritables raisons apparentes ne puissent être mis en évidence, ou au contraire des phases de joie et d’euphorie sans explication non plus.
Il est en revanche plus étonnant d’accepter l’idée qu’une personne excessivement joyeuse, exubérante, riant à gorge déployée soit dans un état de souffrance psychologique. Ces mêmes personnes ne décrivent pas forcément une sensation de bonheur, mais au contraire une impression d’être esclave de ces différents états, qui peuvent changer au rythme d’un mois sur l’autre, d’une semaine, ou d’une minute.
La bipolarité est donc une maladie qu’il convient de prendre avec beaucoup de sérieux avant qu’elle n’engendre des conséquences gravissimes, voire fatales, pour ceux qui en souffrent mais aussi pour l’entourage.
2) – Caractéristiques cliniques de la bipolarité
L’étape primordiale dans l’approche ostéopathique et homéopathique est d’informer la personne concernée, ainsi que l’entourage familial, de l’existence de cette pathologie en décrivant, sans ne désigner personne, les différents aspects de ce trouble et la nécessité d’un suivi médical. Malheureusement le refus d’une prise en charge est assez fréquent, et le recours seul aux médecines complémentaires s’avère utile mais largement insuffisant.
Attention ! il n’y a rien de tel qu’un bipolaire pour vous faire croire que vous avez réussi votre séance, (crise d’euphorie), ou que vous avez touché le dossier sensible (crise de larme cathartique).
Si l’on se réfère aux données épidémiologiques les plus reconnues, la bipolarité concernerait de 1 à 6 % de la population française, autrement dit chaque famille est directement ou indirectement confrontée à cette maladie.
Il faut mettre aussi en évidence que le trouble bipolaire à un effet souvent dévastateur sur l’entourage familial et professionnel, causant par voix directe où indirecte des sommes de pathologies (voir décodage bio).
¬ Est-ce une maladie héréditaire ?
Au sein de nombreuses familles, il existe une fragilité, une vulnérabilité sur le plan de la santé au niveau psychologique et physique : ainsi on retrouve chez certaines familles des terrains cardio-vasculaires, d’autres arthrosiques, cancéreux ; de la même façon, il est désormais généralement admis que certaines familles sont vulnérables au niveau des maladies maniaco-dépressives. C’est pour cela qu’il convient d’être très vigilant auprès des enfants d’une personne bipolaire, car on pourra assez souvent retrouver dans l’adolescence un épisode dépressif, faisant souvent suite à une prise de drogue même légère.
¬ Classification :
Dans les troubles bipolaires, on décrit :
o La forme bipolaire 1, qui associe accès maniaques et dépressifs francs ou accès maniaques isolés,
o La forme bipolaire 2 qui est représentée par accès dépressifs caractérisés et des accès d’hypomanie,
o La forme unipolaire qui rassemble les accès uniquement dépressifs,
o Le suicide : le risque principalement encouru par les patients bipolaires est le suicide. 20 % des sujets maniaco-dépressifs décèdent, ainsi ce risque est supérieur de 30 fois celui de la population générale et 70 % des patients maniaco-dépressifs décèdent ainsi avant leur 40e année, s’ils ne sont pas suivis au niveau médicamenteux.
3) - Déterminisme (étiopathologie)
On peut considérer que la bipolarité est une maladie à déterminisme plurifactoriel.
Déterminisme biologique :
Les considérations techniques sont extrêmement compliquées à expliquer brièvement, mais l’on peut déjà dire que chez tous les bipolaires on retrouve des anomalies sérotoninergiques, ainsi qu’une perturbation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Déterminisme génétique :
Les risques chez les apparentés aux premiers degrés des sujets atteints d’un trouble bipolaire est en moyenne de 8 à 10 % contre 0 à 2 % dans la population générale. Malgré l’évidence d’un participation génétique, dans le trouble bipolaire aucun modèle de transmission dans les modèles étudiés n’a été trouvé. D’où l’intérêt de s’orienter vers la thèse de la pathologie cognitive.
Déterminisme comportemental :
Les événements de la vie mis les plus fréquemment en cause sont les processus de perte, de deuil , d’abandon et de séparation. Ils favorisent d’autant plus un épisode thymique qui peut être en résonance avec des pertes similaires vécues dans l’enfance (charge émotionnelle négative 100 %, régression.). D’autres facteurs de risque comme le manque de sommeil, l’abus de drogue ou d’alcool appartiennent à la fois au déterminisme environnemental et biologique.
Déterminisme psychologique :
La pensée du déprimé est très fréquemment marquée par des distorsions cognitives spécifiques toutes convergentes dans le sens d’une dévalorisation globale de l’individu. Il est facile de penser que le phénomène le plus spéc ifique à la dépression, à la tristesse, au ralentissement, à l’inhibition serait une impuissance apprise dans l’enfance (je ne suis pas un garçon, je ne suis pas un intellectuel......).
4) – Symptômes cliniques
Symptômes d’un épisode maniaque :
État d’euphorie, de jovialité, d’exaltation, sot d’humeur imprévisible et-ou sentiment d’irascibilité extrême, excès d’activité, trop de projets (souvent irréalistes), réduction du besoin de sommeil (dormir 2 à 4 heures et se sentir en forme), facilité de contact avec les autres avec une levée des inhibitions, parfois manque de pudeur, estime de soit grandissante qui peut aller jusqu’à la mégalomanie, discours rapides parfois extrêmes avec des pensées accélérées, fuite des idées (sot du coq-à-l’âne)
Symptômes d’un épisode dépressif :
- Abaissement de l’humeur,
- Réduction de l’activité,
- Réduction de l’énergie,
- Altération de la capacité à approuver du plaisir,
- Perte d’intérêt,
- Diminution de l’aptitude à se concentrer associer à une fatigue importante,
- Troubles du sommeil,
- Diminution de l’appétit,
- Diminution de confiance en soit,
- Idée de culpabilité et de dévalorisation.
L’humeur dépressive ne varie guère et peut s’accompagner de symptômes dit somatiques (mental, physique, émotionnel) (perte d’appétit, de poids, de libido)
Symptômes des formes atténuées des troubles bipolaires :
L’hypomanie caractérisée par :
- L’augmentation de l’activité,
- L’augmentation de l’estime de soit (grandiosité),
- Communicabilité excessive,
- Réduction du temps de sommeil,
- Implication excessive dans les activités distrayantes (voir adolescent jouant à la Playstation).
Le pronostic n’est pas sombre s’il n’y a pas d’éléments psychotiques, ni de handicaps sérieux de fonctionnement. La durée est de 2 à 4 jours en moyenne.
Le cyclothymique caractérisé par des périodes d’état dépressif et hypomaniaques.
5) - Pourquoi et comment doit intervenir l'ostéopathe ?
Le trouble bipolaire comme le diabète et l’asthme est une maladie chronique qui nécessite une prise en charge térapeutique durant toute la vie entière. L’acceptation de la maladie est quasiment toujours accompagnée d’un sentiment très fort de dévalorisation. D’où la menace permanente d’arrêt de traitement de la part du patient, ce qui est un facteur agravant de la pathologie. Un accès aux informations les plus complètes sur la maladie ne peut être que bénéfique pour le malade. En ce sens la kinésiopathie a un rôle d’informations et d’aiguillage primordial. Mais l’aide du kinésiopathe ne se limite pas à un rôle d’information mais aussi à une véritable aide psycho dans son approche conitive et comportementale en mettant en exergue l’importance de l’inconscient, véritable mémoire enfouie en chacun de nous et qui contient une sorgte de souffrance et de conflitsque notre conscient ne peut por’ter au grd jours sans risque colatéraux. Cet inconscient peut se manifester à travers nos humeurs notre comportement et nos angoises sans que ns nous en rendions compte. Il en ressort également à travers nos lapsus , nos rêves ou symptomes psychosomatiques càd à traves le langage du corps (maladie). La kinésiopathie aura pour rôle d’aider le sujet à déméler l’enchevétrement de conflit accumulé tout au long de sa vie ainsi que les conflits, transfert appartenant aux générations passées.
La problématique familliale et émotionnelle
Axera le travail des soins à la fois sur le sujet et aussi sur son milieu affectif et familial. Dans le cadre du trouble bipolaire l’équilibre affectif conjugal et familial a souv ent été mis à mal en raison des conséquences des accés maniaco drépessifs du sujet. La kinésiopathie en ce sens visera donc à renforcer l’équilibre au sein de la famille voire du couple, en aiguillant et informant l’entourage.
La problématique mentale et conitive
Elle n’est pas basée sur le procésus inconscient, mais permet de repére et de modifier les systèmes de pensée toxiques qui sont des points de vulnérabilité et d’affaiblissement psychologique chez les personnes bipolaires (ex : la mauvaise estime de soit, les pensées négatives sur l’avenir, l’amnégation ou le dénie de sa maladie, l’hypersensibilité ou la mauvaise gestion de son stress). Par ailleurs, la kinésiopathie vise à équilibrer certain comportement de fragilité tel que l’abus d’alcool ou de drogue troubles souvent associés et aggravants de la bipolarité. Le kinésiopathe s’emploiera à recadrer tant que possible le patient quant à des croyances plus ou moins ésotériques risquant de l’éloigner de la réalité du quotidien, et à lui préconiser une hygiène de vie irréprochable lui permettant de recupérer au mieu son potentiel vital à fin d’accéder à un équilibre mental optimum.
6)- BIPOLARITÉ HUMEUR ET CRÉATIVITÉ
La société a toujours porté un regard vraiment particulier sur les artistes et les créateurs. Et même si ce jugement tant à évoluer, il est communément répandu que la follie et la créativité ont des liens très proches. Les artistes eux-mêmes se plaisent à cultiver cette différence dans leur manière de pensée leur tenue vestimentaire, et dans leur manière d’être en général. Ce mythe social colle tellement à la peau des artistes que l’on est en droit de se demander s’il est possible d’être artiste et d’exister sans se référer à ce modèle d’originalité. Il est vrai, d’autre part que bon nombre d’artistes et hommes célébrres se sont volontairement exposé en marquant par l’épreuve formelle de leur génie et de leur follie (Salvator Dali) avec l’expression d’une marginalité psychique parfois déroutante. Les conduisants parfois vers des institutions spécialisé qui détiennent un nombre important d’oeuvres originales composées dans de profondes souffrances cette marginalité spychique mène parfois au suicide (Jim Morrison, Doors) et de mutilation (Van Gogh, Pascal) Aristote déclaré dèjà “pour quelle raison, tous ceux qui ont été des hommes d’exception pour la philosophie la science et les arts sont manifestement mélancoliques ? ” Dès lors, certain n’hésite pas à parter de pathologie créatrice en opposition avec la pathologie destructrice car l’évidence entre une intéraction entre la souffrance et la créativité est connue depuis la nuit des temps et certain traitement chimiques trop puissants a pour effet de arrêter l’élan crétif du sujet.
7) - TRAITEMENT
Afin d’éviter les excès maniaques ou dépressifs la chimiothérapie actuelle préconise DÉPAKOTE (divalproate de sodium) et Dépamide (valpromide) tous deux régulateur de l’humeur ou encore appelés normothimique; je vous rappele que les troubles de l’humeur peuvent se traduire par des manifestations d’excitation alternés à des périodes de dépression. La durée de ces périodes est variable suivant les personnes. Le médicament doit être pris tous les jours, à heure régulière en respectant la posologie prescrite par un psychiatre uniquement. Un certain nombre d’effets indésirables peuvent se manifester. Pour éviter les nausées, conseiller de prendre le traitement en milieu de repas. Votre psychiatre prescrira des prises de sangs régulières pour contrôler le bon fonctionnement du foie et pour contrôler la bonne efficacité du traitement que l’on retrouve dans le sang. L’association de l’alcool et de la drogue est formellement contre-indiquée. Un arrêt même momentané du traitement expose le patient à des rechutes. Un antidépresseur est souvent associé à un timorégulateur (séropram, séroplex, déroxat.....) et d’un anxiolytique (benzodiazepines) en début de traitement pour contrôler les poussées d’angoisse.
Ne pas oublier qu’a ce stade nous sommes dans le domaine de la pathologie, donc dans le domaine de la clinique, tout de même l’apport de l’ostéopathie s’avère dans certains cas un apport important face à la douleur pscho-physique du sujet. Les techniques crâniennes améliorent généralement le patient, et diminuent considérablement son niveau de souffrance, qui est subjectif soit, mais qu’aucune autre médecine ne prend en compte.